Les derniers Loups : l’avant-première à Lyon

Quelques mots avant la projection de “Les derniers loups”

La tension est à son maximum pour toute l’équipe du film… quelques jours avant la projection.

Ce vendredi se tiendra dans un cadre privilégié l’avant-première du court-métrage les derniers loups.

INTENTION :

Le court métrage traite « Les derniers loups » se veut avant tout un film de société. Il me semble important de le diffuser au cinéma, pour vous rencontrer et échanger avec vous. C’est dans les salles obscures qu’il peut être le mieuxles derniers loups temoins compris. Le cinéma permet une expérience collective et une écoute attentive et totale de propos parfois troublants.

Pour pouvoir apporter des éléments de réponses à toutes les questions qui sont évoquées dans le court-métrage précédemment, et peut être en soulever de nouvelles, j’ai choisi de filmer l’intimité de pédophiles, mais aussi le quotidien de ceux qui les défendent, les suivent ou encore les accompagnent. Quand il s’agit de filmer des lieux hors d’accès (comme un cabinet de thérapeute), il faut imaginer un dispositif filmique léger, les contraintes s’accumulent mais ne doivent pas empêcher de s’immerger dans les propos.
Notre image est prise dans la réalité et donc contrainte par elle. Le dispositif filmique choisi m’oblige à ne faire qu’une seule prise et cela dans un plan-séquence.

Cette volonté de tenir au réel et d’en témoigner nous rapproche du film scientifique, dépassioné nous souhaitons aborder avec le public ce sujet de manière différente… loin des gros titres et des exagérations, la parole des témoins est l’élément central du projet. Cependant l’image doit elle aussi jouer son rôle et nous permettre d’avoir des temps de pause entre chaque chapitre. Même une image scientifique peut être esthétique car comme le rappelle à juste titre Thomas Schmitt : « L’image scientifique est ontologiquement belle. »

LE PLAN PENSÉ COMME UN TABLEAU

Durant le recadrage, je souhaite penser les plans à mi-chemin entre une volonté d’image scientifique (mon documentaire se veut didactique) et un témoignage (il s’agit de suivre différents parcours).Pour construire mon image, j’ai une volonté de morcellement du sujet et donc du cadre dans le plan, qui, je m’en rends compte aujourd’hui, est le propre de ma pratique dans les arts plastiques.

Je dois garder en tête mon objectif de « peindre le cri plutôt que l’horreur. » Francis Bacon à David Sylvester en 1976.

Pour moi, le cadre n’est pas la limite du champ visuel, tout comme la toile ne l’est pas non plus. Ce sont des découpes de l’espace qui viennent créer la disjonction d’un champ et d’un hors-champ (le hors-champ lui-même permettant de jouer, on le sait, sur une autre dimension).

Lorsque j’ai pensé l’esthétique de « Mur Mur », le hors champ m’apparaissait presque aussi important que le champ. En effet, chaque image sera morcelée de manière à ce que le cadre vienne découper le réel. Il est capital pour moi de capter l’essence du corps de mon sujet.

L’expérimentation visuelle de “Les derniers loups” est une introspection dans un problème social qui doit pouvoir trouver des réponses afin de “Mieux protéger les enfants”. (dernière phrase du film “M le maudit” de Fritz Lang, en 1931).

LA SOIREE

A ce jour, les réservations sont closes, la salle est complète ! et nous attendons avec impatience le plaisir de vous recevoir dans le théâtre privatisé pour l’occasion.

Nous vous remercions pour vos retours sur la bande annonce, actuellement nous ne pouvons pas accueillir plus de monde.

Au plaisir de débattre avec vous après la projection de “Les derniers loups” !

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